Condition cardio-respiratoire et décès par cancer
On a souvent dit que l'exercice physique était un facteur de meilleur pronostic pour les patients cancéreux que la sédentarité. Voici maintenant qu'une corrélation inverse est confirmée entre risque de mortalité et condition cardio-pulmonaire.
Des études épidémiologiques ont montré que la condition cardio-respiratoire est inversement associée à la mortalité par cancer. Toutefois, ce type de relation n'a pas encore été caractérisé de manière quantitative.
Mieux respirer, c'est mieux vivre
D. Schmid et MF Leitzmann (Allemagne) ont réalisé une revue systématique avec méta-analyse de cette association. Ils ont identifié six études prospectives comptant au total 71.654 patients. Dans ce groupe, il y avait eu 2.002 cas de décès par cancer tout au long d'un suivi médian de 16,4 ans. La condition cardio-respiratoire a montré une relation forte, graduelle et inverse avec la mortalité totale par cancer. En prenant comme référence le groupe à faible condition, les auteurs ont estimé que les groupes à moyenne et bonne condition cardio-respiratoire, bénéficiaient d'une diminution significative de leur risque relatif de mortalité globale par cancer. Ce risque relatif était de 0,80 (IC 95% 0,67-0,97) pour le groupe de condition moyenne et de 0,50 (IC 95% 0,47-0,65) pour le groupe en bonne condition. Qui plus est, disent les auteurs, les études qui ont réalisé un ajustement statistique pour tenir compte du degré d'adiposité des individus montraient des résultats similaires à ceux des études qui n'en avaient pas tenu compte.
Pour les maigres comme pour les autres
Schmid et Leitzmann concluent qu'une meilleure condition cardio-pulmonaire est un puissant prédicteur de la réduction du risque de mortalité globale au sein d'un groupe, quel que soit le degré d'adiposité.