Cancer de la prostate à faible risque: la surveillance est une option sûre.
Dans le cancer de la prostate à risque faible ou intermédiaire, une surveillance active des patients jusqu'à 10 ans et plus est une option dénuée de risque si l'on s'en réfère au faible taux de mortalité. Seulement 1,5% des 993 patients enrôlés dans une étude récemment publiée décèdent de leur cancer.
Dans cette étude canadienne publiée dans le numéro de décembre 2014 du Journal of Clinical Oncology, 993 hommes avec un cancer de la prostate à risque faible ou intermédiaire ont été enrôlés entre 1995 et 2013 et suivis activement. Parmi les 819 survivants, le temps médian de suivi depuis la première biopsie est de 6,4 ans (extrêmes, de 0,2 à 19,8 ans). Cent quarante-neuf (15%) des 993 patients sont décédés et 844 patients sont en vie (taux censuré, 85,0%). Il y eut 15 décès (1,5%) dus au cancer de la prostate. Les taux actuariels de survie à 10 et à 15 ans étaient de 98,1% et 94,3%, respectivement. De plus, 13 patients (1,3%) ont développé une maladie métastatique et sont vivants avec des métastases confirmées (n = 9) ou sont morts d'autres causes (n = 4). A 5, 10 et 15 ans, 75,7%, 63,5% et 55,0% des patients sont toujours non traités et en surveillance active. Le hazard ratio pour la mortalité cumulée non due/due au cancer la prostate de la prostate était de 9,2/1. Les auteurs concluent que la surveillance active pour le cancer de la prostate à risque faible ou intermédiaire est possible et semble sûr, au moins jusqu'à 15 ans de suivi.