PremiumOncologie

Nivolumab actif dans les formes terminales de cancer du poumon

Des résultats issus de l'étude CheckMate 063 viennent d'être publiés online sur le site du Lancet Oncology, montrent que le nivolumab, un 'checkpoint' inhibiteur PD1, présente une activité intéressante dans des formes avancées de cancer du poumon non à petites cellules, réfractaires après deux lignes thérapeutiques préalables.

Dr Christian Cottriau - 4 mars 2015

Présentée 'late breaking abstract' lors de la dernière réunion du Multidisciplinary Symposium in Thoracic Oncology en novembre à Chicago, cette étude de phase II a été menée dans 27 sites différents, des centres oncologiques académiques, d'hôpitaux généraux et privés en France, en Italie, en Allemagne et aux Etats-Unis. Elle a inclus 117 patients avec un cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) qui étaient en récidive ou réfractaires après au moins deux lignes de traitements préalables.

Réponses objectives confirmées
Les patients ont reçu du nivolumab, à raison de 3 mg/kg en IV toutes les deux semaines jusqu'à progression de la maladie ou apparition d'une toxicité inacceptable. Le principal critère d'évaluation de l'étude était la proportion de patients présentant une réponse objective selon RECIST 1.1, confirmée par un comité de revue radiologique indépendant. Après une durée de suivi de 11 mois, 17 patients (14,5%) avaient montré une réponse objective. Le délai moyen avant l'apparition d'une réponse était de 3.3 mois et la médiane de durée de réponse n'avait pas encore été atteinte au moment de l'analyse. En effet, chez 13 des 17 patients qui avaient présenté une réponse objective (soit 77%), celle-ci était toujours présente à ce moment. A noter également un taux de survie à un an assez exceptionnel, de l'ordre de 44% et une survie globale de 8,2 mois. Parmi l'ensemble des patients étudiés, 30 (26%) avaient une maladie stable (durée moyenne de stabilisation de la maladie: six mois), portant ainsi à 41% le taux de contrôle de la maladie (ORR + SD) dans cette étude.

Effets secondaires 'manageables'
Pour ce qui est du profil d'effets secondaires, 17% de l'ensemble des patients ont rapporté des effets secondaires sévères de grades 3 à 4 liés au traitement. Ceux-ci comportaient notamment de la fatigue sévère chez cinq patients et des diarrhées sévères chez trois patients, tandis que quatre patients ont développé une pneumonie. Deux décès ont été attribués au traitement, l'un suite à une pneumonie et l'autre lié à un accident cérébrovasculaire ischémique, tous deux chez des patients qui avaient progressé et souffraient de multiples comorbidités.

Etudes de phase III ?
Pour les investigateurs, ces données indiquent que le nivolumab est actif chez des patients avec un NSCLC à un stade avancé, devenu réfractaire après au moins deux lignes thérapeutiques, une situation de très sombre pronostic. Des études de phase III randomisées et contrôlées seraient, selon eux, souhaitables avec le nivolumab à des stades plus précoces, en première et deuxième ligne.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine