Performances cardiorespiratoires et diabète
Avoir un bon coeur est bénéfique à plus d'un point de vue. C'est même vrai face au risque de diabète, ainsi que le montre une vaste étude.
On a déjà suggéré dans différentes études qu'une bonne condition cardiorespiratoire, telle qu'elle est appréciée sur base de la VO2 max était associée au contrôle glycémique. Pour vérifier cela, Juraschek et al. (USA) ont récolté des données concernant la capacité cardiorespiratoire mesurée sur tapis roulant entre 1991 et 2009 chez un groupe de 46.979 patients.
Cinq ans de suivi
L'âge moyen de ces personnes était de 53ans et 48% d'entre eux étaient des femmes, tandis que 27% étaient de race noire. Il s'agissait de participants au Henry Ford Exercice Testing Project. Ils étaient exempts de diabète à leur entrée dans l'étude. Le diabète incident fut défini par l'équipe de chercheurs comme un diagnostic de novo lors de trois consultations différentes mais consécutives, ainsi qu'ils ont pu le retrouver dans les dossiers médicaux ou administratifs. La moyenne atteinte au tapis roulant était de 9,5 (± 3) équivalents métaboliques (METs). Au cours d'un suivi médian de 5,2 ans, 6.851 nouveaux cas de diabète (14%) ont été enregistrés.
Dans tous les sous-groupes
Après ajustement pour les facteurs de risque de diabète, il est apparu que les patients qui atteignaient au moins 12 METs avaient un risque 54% moins élevé de diabète incident par rapport à ceux qui n'atteignaient tout au plus que 6 METs (hazard ratio 0,46). Ce type de rapport se maintenait dans les analyses de sous-groupes, qu'il s'agisse de groupes d'âge, de sexe, de race, de poids corporel (y compris l'obésité), de tension artérielle (même d'hypertension ) ou de profil lipidique (même en cas d'hyperlipémie).
Mieux vaut être en bonne santé ...
La conclusion est évidente: une meilleure condition cardiorespiratoire est associée à un plus faible risque de diabète incident. Comme dit le proverbe, mieux vaut être riche et en bonne santé, plutôt que pauvre et malade. Il reste néanmoins, font remarquer les auteurs de l'étude, à étudier comment cette relation évolue dans le temps.