Le coeur des unes, le coeur des autres
Le mapping myocardique par IRM en mode T2 chez des volontaires montre des différences selon l'âge et le sexe.
Le mapping myocardique par IRM en mode T2 est plus sensible dans la détection d'un oedème tissulaire masqué que l'Imagerie classique en résonance magnétique en T2. Mais les valeurs basales sont variables, ce qui impose la détermination de valeurs de référence. Pour y contribuer, Bönner et al. (Allemagne) ont réalisé un mapping en séquence " spin echo/echo de gradient " (GRASE) à 1,5 Tesla. Les images ont été analysées avec un logiciel ad hoc. Les 74 sujets examinés étaient volontaires, des deux sexes et d'âges variés, avec une prévalence de diabète et d'hypertension représentative de la population.
Hautement reproductible
La technique GRASE fournit des données hautement reproductibles. Les études réalisées chez ces volontaires ont en effet montré de bonnes corrélations intra- et inter-examinateurs et des coefficients de variation relativement faibles (2,4% et 2,2%, respectivement). Globalement, le temps de relaxation T2 (reflétant notamment la teneur en eau) décroît en direction de la base du coeur. Mais les femmes ont un T2 plus important, quelle que soit la région considérée. Il n'y a pas de corrélation entre le T2 segmentaire et la systolique maximale, les contraintes diastoliques ou la fréquence cardiaque. Par contre, l'âge et le T2 sont significativement corrélés, ce qui n'est pas le cas des autres facteurs de risque cardiovasculaires éventuellement coexistants.
A prendre en compte
Pour les auteurs, le sexe et l'âge doivent donc être pris en compte lorsqu'on utilise le mapping T2 en séquence " spin echo/echo de gradient " (GRASE) à des fins diagnostiques.