La taille comme facteur de risque
La taille - non pas le tour de taille, mais la hauteur corporelle - est inversement corrélée au risque cardiovasculaire. Mais il faut tout dire : c'est la composante génétiquement déterminée qui est en cause.
La question n'est plus de vérifier si la taille en hauteur est bien un facteur de risque cardiovasculaire : la relation inverse entre les deux est connue. Le problème est d'essayer de comprendre pourquoi. Et une équipe britannique s'y est attachée.
Sur le métier remettre l'ouvrage
Elle a utilisé une approche génétique basée sur plusieurs dizaines de variantes génétiques connues pour influencer la taille d'un individu. On en connaît au moins 180 grâce à une étude antérieure mais les auteurs de la présente étude n'ont retrouvé aucune de ces variantes dans des loci impliqués, selon les études disponibles, dans la susceptibilité à la maladie coronaire. Les auteurs s'y sont donc repris autrement et ont recherché les données génétiques de 65.066 patients victimes de maladie coronaire et de 128.383 contrôles. Près des trois quarts des patients et presque la moitié des contrôles étaient des hommes. Ils ont également mesuré la taille de toutes ces personnes.
A double voie
Les auteurs ont observé une augmentation de 13,5% du risque de maladie coronaire par augmentation d'une déviation standard de la taille génétiquement déterminée. Il y avait une relation graduée (par quartiles) entre la présence d'un nombre accru de variantes génétiques susceptibles d'augmenter la taille et un risque diminué de maladie coronaire. Parmi les 12 facteurs de risque étudiés, seuls les taux de LDL et de triglycérides montraient une association significative avec les variantes impliquées dans la taille des individus. L'étude a ainsi permis d'identifier quelques voies biologiques qui intéressaient des gènes associés à la fois à la taille et à l'apparition de l'athérosclérose.
Explication partielle
Ces voies biologiques pourraient contribuer à expliquer en partie l'association entre petite taille et risque cardiovasculaire accru.