BNP, fonction cognitive et pronostic
Une étude italienne montre que le taux de BNP chez les patients âgés en insuffisance cardiaque a sans doute une portée bien plus large qu'on pourrait le croire.
Leto et al. (Italie) ont cherché à évaluer la portée d'un dosage du BNP dans une cohorte de personnes âgées admises en hôpital pour décompensation aiguë d'une insuffisance cardiaque. Ils ont cherché pour cela différentes corrélations avec les principales données démographiques, cliniques et techniques, ainsi qu'avec des notions pronostiques telles que la mortalité et le risque de réhospitalisation à 6 mois.
Même l'état mental
Au total, les données concernant 951 patients étaient analysables (âge moyen 71 ans, 37% de femmes). Les auteurs ont trouvé une corrélation positive entre le BNP et l'âge, le taux de créatinine, la classe NYHA à l'entrée et à la sortie d'hôpital, ainsi qu'avec le degré d'hydratation. Une corrélation inverse et négative entre le BNP et la natrémie, la fraction d'éjection ventriculaire gauche, la distance au test de marche de six minutes à l'entrée et à la sortie d'hôpital, et les scores au Mini Mental State Examination, également au début et à la fin de l'hospitalisation. Les taux de BNP au début et à la fin étaient également associés de manière très claire à la mortalité et à la réhospitalisation à six mois.
Une portée générale
Les auteurs concluent que dans une population âgée souffrant d'insuffisance cardiaque, le taux de BNP n'est pas seulement en relation avec toute une série de paramètres cliniques, biologiques et techniques mais qu'il est en rapport avec l'état global des patients, ainsi qu'avec la mortalité et la réhospitalisation à six mois.