Le coeur, vu du coeur
L'imagerie médicale progresse à pas de géants. C'est pour le plus grand bénéfice des patients, pour autant toutefois que les techniques de pointe restent accessibles à tous. L'exemple de l'échographie intracardiaque est pour le moins impressionnant.
A voir les développements du cathétérisme cardiaque et de la cardiologie interventionnelle, il fallait s'attendre à ce que l'échographie intracardiaque voie le jour à un moment donné. C'est aujourd'hui chose faite, même si ce n'est évidemment pas partout une technique de routine. On s'en est d'abord servi lorsque les images d'échographie transthoracique n'étaient pas de qualité suffisante pour établir un diagnostic précis et qu'on souhaitait éviter au patient une anesthésie générale, comme le réclamait l'échographie transoesophagienne.
Une description détaillée
Aujourd'hui, elle est déjà largement utilisée dans certains centres pour guider différentes interventions telles que l'implantation ou le retrait d'appareillages cardiaques, pour le mapping électrophysiologique, l'ablation et les biopsies endomyocardiques. La technique et ses applications demandent bien évidemment un équipement et des procédures spécifiques, qui sont décrits dans le numéro de mai de la revue " Medical Devices : Evidence and Research ". Les applications sont également passées en revue dans le même article.
Plus cher ou moins cher ?
Si l'on en croit la conclusion des auteurs, l'échographie intracardiaque peut fournir de précieuses informations au cours des procédures cardiaques invasives. Pendant cet examen, le patient reste éveillé, ce qui rend la procédure plus aisément tolérable pour lui et qui autorise sa propre collaboration. Et elle ne nécessite pas systématiquement la présence d'un échographiste. Mais elle engendre bien entendu un coût supplémentaire, du moins dans l'immédiat. Il n'est pas impossible qu'avec la réduction des coûts indirects à long terme, ce surcoût immédiat soit compensé mais cela reste à prouver.