Huit semaines et puis c'est mieux
Huit semaines dans une vie, ce n'est pas énorme. Et pourtant cela suffit à améliorer les risques cardiovasculaires chez des patients obèses. À condition de les placer dans de bonnes conditions.
On connaît l'importance des modifications de style de vie pour la prévention cardiovasculaire. Mais on sait aussi la difficulté de faire perdre du poids par ces moyens aux patients obèses. Et pourtant, peu d'études se sont intéressées à l'apport de programmes structurés de gestion des modes de vie chez ces patients.
Un " camp de vacances " particulier
Il n'en fallait pas plus pour décider une équipe irlandaise à s'attaquer à la question. Ces chercheurs ont mené une étude rétrospective observationnelle sur une cohorte d'adultes au BMI égal ou supérieur à 40 (ou à 35 mais alors avec une comorbidité significative), qui avaient suivi un programme régional dans un centre, pendant huit semaines, sous la direction d'infirmières, pour parvenir à modifier leur mode de vie. De nombreux paramètres ont été mesurés avant et après le programme en question : poids, taille, tour de taille, pression sanguine, HbA1c, glycémie à jeun, lipides et capacité fonctionnelle. Un questionnaire d'évaluation de l'anxiété et de la dépression a également été rempli par les participants avant et après les huit semaines.
Amélioration sur tous les plans
Sur les 183 patients engagés, 150 (81,9%) sont allés jusqu'au bout du programme. L'âge moyen des jusqu'au-boutistes était de 47,9 ans. Un bon tiers d'entre eux était de sexe masculin. Les auteurs de l'étude ont noté au bout du programme une diminution significative du poids, du BMI, du tour de taille. Les scores d'anxiété et de dépression avaient diminué, eux aussi. Les taux de cholestérol total, de triglycérides, s'étaient abaissés, tandis que la capacité fonctionnelle, en termes d'équivalents métaboliques, avait augmenté. La pression sanguine systolique et diastolique s'était améliorée, avec une plus grande proportion de patients qu'avant l'étude, ayant atteint les valeurs cibles des recommandations. De même, la proportion de patients atteignant la valeur cible pour l'hémoglobine glyquée, s'était accrue.
Yes, we can
La conclusion est simple : il est possible avec des mesures hygiéno-diététiques bien suivies, d'améliorer les facteurs de risque cardiovasculaires chez les patients obèses.