Après l'accident cérébro-vasculaire, les escaliers
Un test de capacité physique qui se rapproche des conditions de la vie quotidienne ne manque pas d'intérêt. Encore faut-il qu'il puisse être validé.
Le test des six minutes de marche et le test au tapis roulant sont habituellement utilisés pour évaluer la capacité aérobie des patients après un AVC. Mais ces tests présentent des limitations, par exemple en ce qui concerne leur sensibilité au changement et le recours à un moyen extérieur de marquer le rythme.
Mesurés sous toutes les coutures
Modazi et al. (Israël) se sont donc mis à réfléchir à un test complémentaire et ont tout simplement testé la faisabilité, la validité et les réponses métabolique, cardiaque et respiratoire de ... la montée des escaliers par ce type de patients. Ils ont fait faire ces tests par 19 patients en phase chronique post-accident vasculaire cérébral. Ils ont enregistré de nombreux paramètres des différentes fonctions concernées et relevé les événements indésirables. Ils ont tenté d'établir des corrélations avec les paramètres enregistrés au cours des deux tests classiques.
Faisabilité et exigence
La première notion qui ressort de ces travaux est que le test de montée des escaliers, puisque tous les participants ont effectué la montée d'escaliers sans événements indésirables. Notons tout de même que la taille de l'échantillon est relativement faible. Ce qui est intéressant, c'est que de nombreuses associations ont pu être trouvées entre les trois épreuves. Plus encore, les réponses métabolique, cardiaque et respiratoire au test de l'escalier étaient plus importantes que pour les deux autres manières d'évaluer le patient. Par exemple, la consommation maximale d'oxygène montait jusqu'à 13,43 ± 2,19 à l'escalier, alors qu'elle était de 11,01 ± 2,0 et 11,26 ± 1,87 ml/kg/min, pour le tapis roulant et le test des 6 minutes, respectivement.
À mettre au programme
Outre la faisabilité, les auteurs concluent donc que l'escalier est plus exigeant sur le plan métabolique que les deux autres examens. Il pourrait donc permettre une estimation des capacités de résistance des patients, en particulier pour ceux qui ont récupéré de bonnes capacités fonctionnelles après leur AVC. De plus, l'action de monter les escaliers s'inscrit dans la vie quotidienne des patients. Il y aurait donc intérêt à l'intégrer à la batterie d'évaluation.