Découverte de nouveaux gènes liés au risque cardiovasculaire
Au cours d'une étude menée à partir de données génétiques provenant de plus de 190 000 personnes dont 72 868 patients souffrant de maladies coronariennes et 120 770 sujets de contrôle en bonne santé cardiovasculaire, une équipe internationale a scruté 54 003 variants concernant 13 715 gènes humains.
Les auteurs ont pu aussi confirmer le rôle de gènes déjà connus (LPA and PCSK9) conférant une protection ou créant une vulnérabilité cardiovasculaire, et ils ont surtout identifié deux nouveaux gènes clé, baptisés ANGPTL4 et SVEP1. Des anomalies rares dans le gène SVEP1 sont liées à une hausse du risque de pathologie des artères coronaires de 14%. A l'inverse, l'analyse a montré une baisse du risque de 14% avec des altérations rares du gène ANGPTL4. Ce même risque chute jusqu'à 50% quand une copie entière du gène est mise hors service.
Les auteurs de ce travail ont constaté que les personnes qui possèdent la mutation désactivant la fonction du gène ANGPTL4 présentent un niveau de triglycérides beaucoup plus faible dans le sang. Or, on sait que des valeurs élevées de ce type de lipides, constituant principal des graisses animales et de l'huile végétale, conduisent à risque accru de développer une maladie cardiovasculaire. Et coup de chance, selon le Pr Jeanette Erdmann, le gène ANGPTL4 semble superflu, ce qui signifie que notre organisme pourrait très bien s'en passer.
Cette trouvaille pourrait permettre de développer de nouveaux traitements préventifs pour les patients à risque en ciblant les triglycérides.