Les oméga-3 liés à une moindre mortalité cardiaque

Souvent évoqués pour leurs effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires, les acides gras polyinsaturés n-3 (AGPI n-3 ou oméga 3) réduiraient également le risque de décès causé par un infarctus et leur action aurait aussi un intérêt sur la mortalité en post-infarctus dans la mesure où, pris à forte dose, il s'avère qu'ils améliorent la récupération cardiaque.
Les scientifiques ont recoupé 19 études menées dans 16 pays pour tenter d'établir un lien entre les oméga-3 et la fréquence des infarctus dans un échantillon total de 45 637 personnes parmi lesquelles 7 973 ont eu une crise cardiaque pour la première fois et 2 781 sont décédées.
Ils ont pu établir que la consommation d'omega-3, quel que soit l'âge, le sexe, l'ethnie, la présence de diabète ou l'utilisation d'aspirine, est associée à une baisse de 10% du risque de mourir d'un infarctus. (1) Cependant, aucune corrélation n'a été constatée entre les marqueurs sanguins d'omega-3 et la réduction des risques d'infarctus non mortels.
Par ailleurs, selon une étude randomisée, en double-aveugle, portant sur 358 personnes atteintes d'un infarctus aigu du myocarde, et prises en charge selon les recommandations en vigueur, il apparaît que des doses beaucoup plus élevées d'omégas-3 que celles habituellement utilisées (4 g/jour versus 1 g/jour) semblent avoir un impact positif sur l'inflammation et le remodelage myocardique à 6 mois en post-infarctus. (2)
Enfin, la consommation d'oméga-3, que l'on retrouve en grande quantité dans certains poissons, est également associée à une réduction des marqueurs de l'inflammation systémique, de l'inflammation vasculaire et de la fibrose myocardique. Aucun effet indésirable n'a été signalé.
(références :
(1) Jama Internal Medicine, 27 juin 2016, doi : 10.1001/jamainternmed.2016.2925
(2) Circulation, 2 août 2016, doi : 10.1161/CIRCULATIONAHA.115.019949)