Fibrillation auriculaire et risque accru de cancer chez la femme

Les femmes qui développent une fibrillation auriculaire ont un risque significatif de développer également un cancer pendant plus d'un an après le diagnostic de ce trouble du rythme cardiaque.
Dans cette étude prospective, des chercheurs ont suivi 34.691 participantes de la Women's Health Study pendant environ 19 ans. Au total, 4,2% de ces participantes ont présenté une fibrillation auriculaire au cours de l'étude et 14,8% un cancer.
L'analyse des données montre que la fibrillation auriculaire représente un facteur de risque significatif de cancer incident, tant dans un modèle ajusté en fonction de l'âge (hazard ratio : 1,58; p<0,001) qu'ajusté en mode multivarié (HR : 1,48 ; p<0,001). Le risque relatif de cancer était le plus élevé au cours des trois mois suivant l'apparition de la fibrillation auriculaire (HR: 3,54; p<0,001), mais restait significatif pendant plus d'un an (HR ajusté : 1,42; p<0,001). Ces chercheurs ont également observé une tendance à l'augmentation de la mortalité par cancer (HR ajusté : 1,32; p=0,07). D'autre part, le risque relatif de fibrillation auriculaire n'était accru qu'au cours des trois premiers mois du diagnostic d'un nouveau cancer chez les participantes, (HR : 4,67; p<0,001), mais pas par la suite (HR: 1,15; p=0,15).
Conen D et al. : Risk of Malignant Cancer Among Women With New-Onset Atrial Fibrillation. JAMA Cardiol. Published online May 25, 2016. doi:10.1001/jamacardio.2016.0280