Risque coronaire, la génétique n'est qu'une facette de la question

Une équipe américano-suédoise a quantifié le risque coronaire d'origine génétique sur une population de 55.685 sujets qui ont été rangés en 5 catégories de risque.
Les investigateurs ont ainsi confirmé que plus la charge en polymorphismes d'intérêt était élevée plus l'incidence d'événements coronaires était élevée. Ainsi, le risque relatif pour les sujets du quintile le plus haut était majoré de 91% par rapport aux sujets du quintile le plus bas.
Mais le résultat le plus important reste à venir.
Chez ces mêmes sujets, les investigateurs ont également évalué l'adhérence à un style de vie de type sain en utilisant un score basé sur les habitudes tabagiques, l'existence d'une obésité, la pratique d'activités physiques et le type d'alimentation. Ils montrent que le fait d'avoir un style de vie favorable (pas de tabagisme, pas d'obésité, activités physiques régulières et alimentation saine et équilibrée) s'accompagne dans tous les cas d'une réduction substantielle du risque d'événements coronaires.
Et le mot substantiel est bien choisi puisqu'un mode de vie sain pour les sujets ayant le risque génétique le plus élevé, cela représente une diminution des événements coronaires de 46%.
Dr Jean-Claude Lemaire d'après
AV Khera et al. N Engl J Med. 2016; 375(24): 2349-58.