3 000 pas en 30 minutes pour garder son coeur en bonne santé

Une réduction de la pression cardiaque, de la tension artérielle quand elle est élevée et de la taille du ventricule gauche, une amélioration de la fonction de pompage des muscles cardiaques, de la dilatation des vaisseaux sanguins, de l'absorption d'oxygène pour la production d'énergie, de l'endurance et de la performance, une formation accélérée de nouveaux vaisseaux sanguins et une diminution du risque d'urgences cardiaques et vasculaires telles que crise cardiaque et AVC : autant de bénéfices que peut apporter une pratique sportive quotidienne modérée. Une pratique qui, selon les auteurs de cette nouvelle étude, équivaut à 100 pas à la minute ou 3 000 pas en 30 minutes.
Pour parvenir à ce résultat, entre 2009 et 2014, des chercheurs allemands et norvégiens ont suivi 261 patients avec insuffisance cardiaque, en moyenne pendant un an, dans neuf centres européens.
Les volontaires ont été répartis en trois groupes. Certains ont bénéficié d'un programme supervisé durant les trois premiers mois de l'expérience. Au cours des neuf mois suivants, ils devaient poursuivre ces exercices. En revanche, d'autres participants devaient s'entraîner seuls de leur côté, et un dernier groupe n'a pas été invité à faire du sport.
Cette étude confirme qu'insuffisance cardiaque et activité physique ne sont pas antinomiques comme on a pu le croire dans le passé. Au contraire, non seulement l'exercice régulier ne dégrade pas la dilatation et la fonction cardiaques mais il améliore le pronostic des malades à bout de souffle et, quand il est d'intensité modérée, il est aussi efficace que de courtes sessions de haute intensité. En revanche, la sédentarité favorise une dégradation progressive de la santé.
(référence : Circulation, 12 janvier 2017 , DOI : 10.1161/CIRCULATIONAHA.116.022924)