Activités physiques et prévention de l'insuffisance cardiaque

La corpulence évaluée par l'IMC et les activités physiques de loisirs sont des facteurs importants dans l'évaluation du risque d'insuffisance cardiaque (IC), et tout particulièrement de la forme dite à fraction d'éjection préservée.
Ces données résultent de l'analyse des données de 51.451 sujets provenant de 3 larges cohortes, qui étaient initialement indemnes d'IC et n'avaient pas fait d'infarctus.
Les sujets ont été séparés en quatre groupes en fonction de l'importance de leurs activités physiques de loisirs : activités nulles, inférieures aux recommandations (1 à 500 MET/semaine), égales aux recommandations (500 à 1000 MET/semaine) et supérieures aux recommandations (1000 MET/semaine).
Dans le cadre d'un suivi équivalent à 645.515 personnes/année, 3180 cas d'IC ont été diagnostiqués dont 1252 avec fraction d'éjection préservée (≥ 45%), 914 avec fraction d'éjection réduite (< 45%) et 1014 sans précision sur la fraction d'éjection.
Il est rapporté une association dose-dépendante entre les niveaux les plus élevés d'activités de loisirs, les niveaux les plus bas d'IMC et le risque global d'IC.
Par rapport aux inactifs, la réduction du risque croît parallèlement à l'importance des activités physiques, passant de 6% à 11% et 22%. L'association concerne essentiellement le risque d'IC à fraction d'éjection préservée et dans ce cas, le fait d'être en surpoids ou obèse majore encore le risque.
D'après A Panday et al. J Am Coll Cardiol. 2017; 69: 1129-42.