Il n'y a pas de mal à se faire du bien

La consommation régulière de chocolat pourrait être un moyen de diminuer le risque de fibrillation auriculaire (FA).
Cette proposition que l'on peut qualifier d'alléchante au sens gustatif du terme émane d'un travail mené par une équipe américano-dano-canadienne et non financé par les chocolatiers, ce qui à priori élimine les soupçons de conflit d'intérêt.
Les données proviennent de 55.502 sujets âgés de 50 à 64 ans, enrôlés dans la Danish Diet, Cancer and Health Study et suivis en moyenne pendant 13,5 ans, période pendant laquelle 3.346 nouveaux diagnostics de FA ont été posés.
Après prise en compte des facteurs de risque CV, il apparaît que les sujets consommant mensuellement de 1 à 3 rations de chocolat (une ration = 30g) avait un risque de FA minoré de 10%.
Après divers ajustements, il semble que la 'dose' associée à la plus forte minoration du risque est de 1 ration par semaine pour les femmes (-21%) et de 2 à 6 rations par semaine (-23%), ce qui constitue clairement une flagrante inégalité entre les sexes.
S'agissant d'une étude observationnelle, rien ne permet d'affirmer une relation causale entre moindre risque de FA et consommation de chocolat, mais accordons le bénéfice du doute, en se souvenant toutefois que le chocolat est très calorique, qu'il est souvent présent dans des aliments gras qui le sont également, ce qui n'est pas précisément bon pour le coeur.
D'après E Mostofsky et al. Heart 2017 May 23. [Epub ahead of print]