PremiumCardiologie

Bithérapie antiplaquettaire après stent: une expérience japonaise

photo

En 2016, lors du congrès de l'ESC, le Dr Masato Nakamura (Toho University, Tokyo, Japon) avait présenté les résultats de l'étude NIPPON laquelle concluait à la non infériorité d'une bithérapie antiplaquettaire de courte durée (6mois) par rapport à une bithérapie de longue durée (18 mois) après mise en place d'un stent biodégradable. Il revient en 2017 avec des résultats à long terme et un suivi de 3 ans.

Jean-Luc Schouveller - 29 août 2017

A 3 ans de suivi des 3.700 patients de l'étude NIPPON, le Dr Nakamura confirme qu'une bithérapie antiplaquettaire (aspirine + ticlopidine) de courte durée, soit 6 mois, est non inférieure à une bithérapie de 18 mois chez des patients ayant bénéficié de la mise en place de stent biodégradable pour une maladie coronaire stable ou après un infarctus aigu et ce tant pour ce qui concerne la survenue d'événements thrombo-emboliques que les décès ou les événements hémorragiques. Poussant son analyse plus loin, notre confrère nippon décrit des sous-groupes de patients pour lesquels une bithérapie antiplaquettaire de plus longue durée est cependant à recommander. Il s'agit de patients diabétiques âgés de 77 ans et plus ainsi que les patients âgés de 70 ans et plus présentant un SYNTAX score > 23.3. Pour rappel, le SYNTAX score permet de déterminer la meilleure option thérapeutique chez le patient coronarien, chirurgie ou angioplastie.Plus ce score, compris entre 0 et 84, est élevé, plus le choix s'orientera vers la chirurgie.

Modérateur de cette conférence, l'irlandais Ian Maklim Graham a conclu en rappelant que "le dossier de la durée des bithérapies antiplaquettaires est un des plus touffu de la cardiologie moderne et un sujet important de controverses entre spécialistes. Ces résultats à 3 ans de l'étude NIPPON sont intéressants car ils portent sur un suivi à long terme mais ils ne peuvent influer sur un changement de stratégie. En effet, il s'agit d'une étude en open label, menée avec la ticlopidine, un antiplaquettaire peu ou pas usuel en Europe et aux USA et surtout c'est une étude qui manque de puissance statistique vu le faible nombre d'événements recensées. Cependant, et à titre personnel, je suis convaincu que chez des patients coronariens stables et sans gros facteurs de risque ischémique ou métaboliques associés, une courte bithérapie antiplaquettaire est une option tout à fait réaliste. Ce congrès, riche en études, nous apportera peut-être de nouvelles données pour clarifier quelque peu cette situation."

Ref: Nakamura M. Clinical Trials Update 1, ESC 2017, Barcelone, 26/08/2017.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine