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Lignes directrices pour la gestion des effets secondaires de l'immunothérapie

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Les patients qui reçoivent des inhibiteurs des points de contrôle immunitaire peuvent éprouver un ensemble unique d'effets secondaires. Ces effets secondaires peuvent toucher plusieurs organes du corps et, bien qu'ils soient généralement bénins, des réactions parfois graves, irréversibles ou même mortelles peuvent survenir.

Dr Jacques Ninane - 11 avril 2018

Étant donné que ces thérapies sont entrées assez récemment dans la clinique, peu de cliniciens ont l'expérience de la reconnaissance et du traitement de ces effets secondaires. Les effets secondaires liés à l'immunothérapie peuvent survenir à tout moment et peuvent affecter n'importe quel organe. Les effets secondaires les plus fréquents sont les éruptions cutanées, la diarrhée, la diminution des hormones thyroïdiennes et la fatigue, mais ils peuvent également inclure une inflammation des poumons, des intestins ou du foie, des anomalies hormonales et des problèmes rénaux, cardiaques ou neurologiques.

Pour éditer des lignes directrices ('guidelines') conjointes l'ASCO et le NCCN (National Comprehensive Cancer Network) ont organisé des panels multidisciplinaires. Les recommandations cliniques sont basées sur une revue systématique de la littérature et un processus de consensus informel. Ces lignes directrices concernent uniquement les inhibiteurs des points de contrôle immunitaire et non les autres types d'immunothérapie.

Principales recommandations des lignes directrices :

- En général, les inhibiteurs des points de contrôle immunitaire peuvent être poursuivis en présence de toxicités légères (grade 1), à l'exception des toxicités neurologiques et hématologiques.

- Pour les toxicités modérées (grade 2), les inhibiteurs des points de contrôle doivent être suspendus jusqu'à ce que les symptômes et/ou les valeurs de laboratoire reviennent à des niveaux de grade 1 ou inférieur. Les corticostéroïdes peuvent être proposés.

- Pour une toxicité sévère (grade 3), les patients doivent recevoir des corticostéroïdes à forte dose pendant au moins 6 semaines. Une extrême prudence lors de la reprise de l'immunothérapie après une toxicité de grade 3 est recommandée, si tant est qu'elle soit reprise.

- En général, une toxicité très sévère (grade 4) nécessite l'arrêt définitif de l'inhibiteur des points de contrôle immunitaire.

- Il est recommandé de consulter les directives plus spécifiques en fonction de l'organe incriminé.

Brahmer JR et al. Management of Immune-Related Adverse Events in Patients Treated With Immune Checkpoint Inhibitor Therapy: American Society of Clinical Oncology Clinical Practice Guideline. DOI: 10.1200/JCO.2017.77.6385 Journal of Clinical Oncology - published online before print February 14, 2018. http://ascopubs.org/doi/full/10.1200/JCO.2017.77.6385

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