Pression artérielle et conception

Le fait d'avoir une pression artérielle élevée avant d'être enceinte et en tout début de grossesse majore le risque de fausse couche.
Rappelons-le de nouveau, l'association n'est pas synonyme de lien de causalité, mais le fait est que chez les femmes non hypertendues et sans problèmes cardiaques, les valeurs de pression les plus élevées s'accompagnent d'un risque d'interruption de grossesse significativement plus élevé.
L'étude a concerné 1.228 femmes (âge moyen 29 ans, 95% de type caucasien) ayant déjà fait une ou deux pertes, qui essayaient d'être enceintes et qui participaient à un essai visant à déterminer si la prise d'aspirine à faible dose pouvait réduire le risque de fausse couche (Effect of Aspirin in Gestation and Reproduction).
La pression artérielle de ces femmes a été mesurée pendant la période de la tentative de grossesse et le cas échéant en début de la grossesse. Avant la grossesse, la pression artérielle moyenne était de 111,6 mm Hg /72,5 mm Hg. Endéans une période de 6 mois, 797 femmes ont été enceintes mais 24% ont fait une perte.
Les investigateurs rapportent que le risque de perte croît parallèlement à l'augmentation de la pression diastolique (+ 18% par tranche de 10 mm Hg) et de la pression artérielle moyenne (+ 17% par tranche de 10 mm Hg). Cela vaut tant pour la pression artérielle avant la conception qu'en début de grossesse et le fait que les femmes reçoivent ou non de l'aspirine ne modifie pas la donne.