Les produits de la mer et un oeuf par jour protègent le coeur !

Quand ils sont consommés de manière régulière, poissons, coquillages, et autres crustacés réduiraient considérablement les risques de maladies cardiovasculaires. De même une consommation modérée d'oeufs est associée à un taux d'événements cardiaques plus faible.
Consommer chaque semaine entre un et deux plats à base de produits de la mer, et notamment des poissons gras riches en oméga 3 tels que saumon, maquereau, hareng, touladi, sardines, etc. n'a pas seulement des vertus pour la mémoire. C'est aussi une façon de se protéger contre les pathologies cardiovasculaires (insuffisance cardiaque congestive, maladie coronarienne, AVC ischémique, et mort subite d'origine cardiaque) surtout lorsque ces aliments remplacent des viandes riches en graisses saturées susceptibles d'obstruer les artères. (1)
Les experts de l'American Heart Association, qui ont passé au crible les études scientifiques sur la question réalisées au cours des décennies 2000 et 2010, ont toutefois émis des réserves sur la consommation de certaines espèces de poissons, comme le requin, l'espadon, le maquereau royal, le marlin, etc., susceptibles de contenir de fortes doses de mercure.
Ils ne conseillent pas de prendre des compléments alimentaires d'oméga 3 pour prévenir les maladies cardiovasculaires, leur efficacité n'ayant pas été prouvée.
Par ailleurs, une autre étude, britannique celle-là, révèle que manger régulièrement des poissons gras riches en oméga-3 permettrait également de retarder l'arrivée de la ménopause. (2)
Enfin, pour en revenir à la santé cardiaque, chez les adultes chinois, un niveau modéré de consommation d'oeufs pouvant aller jusqu'à un par jour est significativement associé à un risque plus faible de maladies cardiovasculaires, indépendamment des autres facteurs de risque.
Par rapport aux personnes qui ne mangent pas d'oeufs ou très rarement, celles qui en consomment modérément ont un risque diminué de 12% de cardiopathie ischémique, de 14% d'événements coronaires majeurs, de 26% d'AVC hémorragique, de 10% d'AVC ischémique, de 28% de décès par AVC hémorragique, et de 18% de décès par une maladie cardiovasculaire.
(références : (1)Circulation, 17 mai 2018, doi :10.1161/CIR.0000000000000574,
(2)Journal of Epidemiology & Community Health, 30 avril 2018, doi: 10.1136/jech-2017-209887,
(3)Heart, 21 mai 2018, doi: 10.1136/heartjnl-2017-312651)