Les infarctus du myocarde tuent plus en hiver qu'en été

Une étude britannique révèle que les personnes qui subissent une grave crise cardiaque durant la saison hivernale ont un risque plus important de décès par rapport à celles qui en font une pendant la période estivale.
Les cardiologues de la Leeds General Infirmary ont comparé les données de 4 056 personnes hospitalisées à la suite d'un infarctus du myocarde au cours de quatre années distinctes. Ils ont examiné le taux de mortalité à 30 jours chez les patients souffrant des crises cardiaques les plus graves, celles qui entraînent un arrêt cardiaque ou un choc cardiogénique.
Premier constat : le nombre global d'accidents cardiaques graves est sensiblement le même en été et en hiver puisque 52% de ceux-ci se sont produits au cours des six mois les plus froids, de novembre à avril. Mais surtout les chercheurs ont découvert que le taux de mortalité à 30 jours est presque 50% plus élevé durant les six mois les plus froids : 28% entre novembre et avril contre 20% entre mai et octobre.
Pour le Dr Arvin Krishnamurthy, principal auteur de ce travail, "il n'y a aucune raison physique pour expliquer que l'accident cardiaque, même le plus grave soit plus meurtrier en hiver."
Il avance néanmoins plusieurs explications possibles : un temps plus long avant le traitement, une hospitalisation prolongée et des retards de sortie, ainsi que la prévalence accrue des infections respiratoires en hiver comme la grippe qui, chez les patients les plus malades, pourraient être potentiellement mortelles.
(référence : EurekAlert, Public Release, 5 juin 2018)
https://eurekalert.org/pub_releases/2018-06/bhf-mha060418.php