Le trouble de stress post-traumatique est un facteur de risque cardiovasculaire

Cette étude observationnelle de cohorte prospective confirme que le stress post-traumatique accroît le risque d'AVC et d'infarctus du myocarde. Il le multiplie par plus de deux aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Pour obtenir ce résultat, des chercheurs américains ont retenu 6 481 personnes ayant participé au déblaiement des décombres des tours jumelles du World Trade Center dans les semaines qui ont suivi l'attentat du 11 septembre 2001.
Un programme de surveillance de ces travailleurs qui n'étaient pas des pompiers et qui n'avaient pas reçu une formation spécifique a été mis en place dès 2002. Le stress post-traumatique, la dépression, le tabagisme et l'exposition à la poussière ont été autodéclarés.
Des mesures de base réalisées en 2012 et 2013 comprenaient la pression artérielle, le poids, la taille et les lipides sanguins.
Les sujets ont été suivis une période de quatre ans, à partir de 2012. Parmi eux, 19,9% des hommes et 25,9% des femmes souffraient d'un trouble de stress post-traumatique, un pourcentage qui est au moins le double de celui de la population en général.
Au sein de l'échantillon, le taux d'infarctus du myocarde s'est révélé 2,22 fois plus élevé et celui des accidents vasculaires cérébraux 2,51 fois plus élevés, et ce, indépendamment de la dépression et des facteurs de risques cardiovasculaires (hypertension, tabagisme, hypercholestérolémie, masse corporelle, âge...) propres à ces personnes. Par ailleurs, les auteurs précisent que l'exposition à la poussière du site n'est pas responsable de cette augmentation.
(référence : Circulation, 10 juillet 2018, DOI : 10.1161/CIRCOUTCOMES.117.004572)
https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/CIRCOUTCOMES.117.004572