Utilisation d'analgésiques et survie dans le cancer de l'ovaire

Une étude de cohorte prospective montre que l'utilisation récente d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) après le diagnostic d'un cancer de l'ovaire améliore la survie spécifique au cancer de l'ovaire.
Au total, cette étude prospective a inclus 1 789 participantes atteintes d'un cancer épithélial de l'ovaire parmi lesquelles 1 143 (64%) remplissaient les critères d'inclusion. Parmi ces dernières, 1 031 (90%) ont été incluses dans l'analyse de l'exposition aux analgésiques en période pré-diagnostic et 964 (84%) dans l'analyse post-diagnostic.
Par rapport aux non-utilisatrices, les participantes ayant déclaré avoir utilisé l'aspirine récemment (utilisation courante au cours des 2 dernières années) (rapport de risque [HR] = 0,68, intervalle de confiance à 95% [IC] = 0,52-0,89) et/ou des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (HR = 0,67, IC à 95% = 0,51-0,87) ont eu une meilleure survie spécifique au cancer de l'ovaire. Aucune association positive avec la survie spécifique au cancer de l'ovaire n'a été trouvée pour l'utilisation pré-diagnostic de tout type d'analgésique ou post-diagnostic du paracétamol.
Merrit MA et al. Pre-diagnosis and post-diagnosis use of common analgesics and ovarian cancer prognosis (NHS/NHSII): a cohort study. The Lancet Oncology 19 : 1107-1116, 2018.