La sieste quotidienne, une solution contre l'hypertension

Des chercheurs grecs constatent que les personnes qui piquent quotidiennement un petit somme l'après-midi bénéficient d'une diminution de leur tension artérielle. Une baisse comparable à celle provoquée par la prise de médicaments ou par la diminution de la quantité de sel ou d'alcool dans l'alimentation.
Des scientifiques grecs ont réuni un panel de 212 personnes âgées en moyenne de 62 ans et souffrant d'hypertension (pression artérielle systolique des participants d'environ 129,9 mm Hg et pression diastolique d'environ 76,7 mm Hg). Ils ont évalué et enregistré leur tension artérielle pendant 24 heures consécutives, ainsi que leurs habitudes de vie (consommation d'alcool, de café et de sel, et niveau d'activité physique, par exemple) et leur santé cardiovasculaire. Tous les participants ont reçu les mêmes médicaments mais une moitié d'entre eux ont profité d'une sieste au cours de l'après-midi, tandis que l'autre moitié est restée éveillée.
Les chercheurs constatent que les personnes ayant fait une sieste d'une durée moyenne de 48,7 minutes présentent une pression artérielle systolique inférieure de 5,3 mmHg par rapport aux autres (127,6 mmHg contre 132,9 mmHg). Or, d'après eux, une chute de la tension artérielle aussi faible que 2 mm Hg peut réduire jusqu'à 10% le risque de troubles cardiovasculaires comme une crise cardiaque.
Le résultat est d'autant plus encourageant quand on sait qu'une baisse de la consommation de sel et d'alcool permet de diminuer la pression artérielle systolique, de 3 à 5 mm Hg, en moyenne, et qu'un antihypertenseur à faible dose permet de faire chuter cette même pression artérielle de 5 à 7 mm Hg,
Ajoutons que la durée de la sieste est aussi à prendre en considération puisque chaque heure en plus équivaut à une baisse de pression artérielle systolique moyenne sur 24 heures de 3 mmHg.
En conclusion, outre qu'elle permet de se sentir plus énergique et de meilleure humeur, la sieste s'avère donc également bénéfique pour la tension artérielle.
(référence : Journal of the American College of Cardiology, 2 mars 2019, DOI : 10.1016/S0735-1097(19)33782-9)