2, le nouveau nombre magique pour traiter le patient VIH naïf
Pour le Pr Jean-Christophe Goffard (Erasme, Bruxelles), le temps est venu de changer notre modus operandi concernant la stratégie thérapeutique à privilégier chez le patient naïf d'ARV. En effet, pourquoi continuer à recourir à 3 molécules d'antirétroviraux pour initier le traitement chez un patient naïf vivant avec le VIH lorsque 2 molécules suffisent comme le démontrent clairement les résultats des deux études pivotales GEMINI 1-2 et ce, même pour des charges virales initiales de 500.000 copies/ml. Deux arguments dont il faut bien tenir compte, 1 molécule de moins constitue une épargne en termes de coûts pour la société et, pour le patient, cette molécule en moins réduit son risque d'exposition à des toxicités médicamenteuses potentielles, connues ou non.