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Les boissons sucrées augmenteraient les risques de cancer

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Une nouvelle étude française suggère que la consommation de boissons sucrées est liée à une augmentation du risque de cancer et que leur limitation pourrait contribuer à réduire les cas de cancer.

Luc Ruidant - 22 juillet 2019

Alors que la consommation de boissons sucrées n'a cessé d'augmenter dans le monde au cours des dernières décennies, leur impact sur la santé cardiovasculaire, qui est aujourd'hui établi, a déjà fait l'objet de nombreuses études. Par contre leur association avec le risque de cancer a été nettement moins examinée. Une lacune qu'ont voulu combler des chercheurs français.

Ces derniers ont inclus dans leur étude 101 257 participants de l'importante cohorte française NutriNet-Santé, âgés de 18 ans et plus (moyenne d'âge 42,2 ans) et suivis pendant 5,1 ans en moyenne, entre 2009 et 2018. La consommation alimentaire habituelle a été estimée grâce à des enregistrements de 24h répétés (6 en moyenne par participant) portant sur plus de 3 300 aliments et boissons sucrées/édulcorées). La corrélation entre leur consommation de boissons sucrées et les risques de cancer global, du sein, de la prostate et colorectal ont été évalués.

La consommation de boissons sucrées s'est révélée être associée à un risque plus élevé de cancer (2 193 cas sur 101 257 participants), et en particulier de cancer du sein (693 cas). Une augmentation de 100 ml de la consommation moyenne quotidienne de boissons sucrées est associée à une augmentation d'environ 18% du risque de cancer, et en particulier de cancer du sein avec 22% d'augmentation du risque. La consommation de jus de fruits 100% pur jus est aussi corrélée à un risque plus élevé de cancer global, ce qui n'est pas le cas des boissons diététiques contenant des édulcorants. En revanche, aucune association n'a été constatée avec les cancers colorectal et de la prostate. Mais il faut savoir que la cohorte est surtout constituée de femmes 79%), ce qui peut expliquer ce déséquilibre.

Cette étude étant observationnelle, un lien de cause à effet ne peut toutefois pas être établi.

(référence : British Medical Journal,10 juillet 2019, doi : 10.1136/bmj.l2408)

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