PremiumOncologie

Le recours à la FIV ou l'ICSI accroît le risque de cancer de la prostate

photo

Selon une étude suédoise, les hommes ayant eu recours à des techniques d'assistance médicale à la reproduction ont un risque significativement plus élevé de développer un cancer de la prostate que les autres. Ce constat renforce l'hypothèse selon laquelle ces deux problèmes de santé pourraient avoir des causes communes.

Luc Ruidant - 30 septembre 2019

Les chercheurs de l'Université de Lund, qui ont utilisé les données de registres nationaux, ont identifié 1 181 490 hommes devenus pères en Suède entre janvier 1994 et décembre 2014. Ces derniers ont été regroupés selon le mode de conception de leur enfant : 20 618 par fécondation in vitro (FIV), 14 882 par injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde (ICSI), technique utilisée pour les formes les plus sévères d'infertilité, et 1 145 990 par conception naturelle.

Les scientifiques ont constaté que les hommes ayant eu recours à la procréation médicale assistée (PMA) présentent un risque significativement plus élevé de cancer de la prostate que ceux qui deviennent pères de façon naturelle. Parmi ce dernier groupe, 0,28% se sont vu diagnostiquer un cancer de la prostate, contre 0,37% chez ceux qui ont procédé à une fécondation in vitro et 0,42% chez les hommes ayant bénéficié d'une ICSI.

De plus, les hommes devenus parents grâce à la PMA ont également un risque plus élevé de développer un cancer de la prostate diagnostiqué avant l'âge de 55 ans. Ce risque est même presque doublé dans le cas d'une ICSI.

Les auteurs concluent que les hommes ayant atteint la paternité grâce à la PMA, en particulier via l'ICSI, constituent donc une population à risque pour laquelle un dépistage précoce et une surveillance à long terme du cancer de la prostate peuvent être bénéfiques.

Dans un éditorial accompagnant l'étude, deux endocrinologues à l'Imperial College de Londres signalent que "le mécanisme biologique qui pourrait relier l'infertilité et le cancer de la prostate n'est pas encore connu mais des anomalies sur le chromosome Y pourraient jouer un rôle."

(références : British Medical Journal, 25 septembre 2019, doi : 10.1136/bmj.l5214, et 10.1136/bmj.l5525)

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine