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Supériorité de l'atézolizumab en monothérapie sur la chimiothérapie sur le plan de la survie globale de patients atteints d'un CBNPC sélectionnés sur la base du PD-L1

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L'atézolizumab (atézo) en monothérapie a significativement amélioré la survie globale (SG) par rapport à la chimiothérapie à base de platine (chimio) chez des patients atteints d'un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC), de type épidermoïde ou non épidermoïde, de stade IV dont les cellules tumorales ou les cellules immunitaires infiltrant les tumeurs exprimaient des taux élevés de la molécule checkpoint immunitaire PD-L1. L'atézo a également produit des améliorations cliniquement significatives de la survie sans progression, du taux de réponse objective et de la durée de la réponse en comparaison avec la chimiothérapie.

Dan Keller - 1 octobre 2019

L'auteur principal, David Spigel (Directeur du Lung Cancer Research Program au Sarah Cannon Research Institute, Nashville, Tennessee, USA), a présenté une analyse intermédiaire de survie de l'étude IMpower110 à l'occasion du congrès 2019 de l'ESMO (European Society for Medical Oncology). "L'atézolizumab représente une option de traitement de première intention prometteuse pour ces patients," s'est-il réjoui.

L'étude a randomisé à parts égales 572 patients de stade IV nouvellement diagnostiqués et naïfs de chimiothérapie pour recevoir soit 1 200mg d'atézo toutes les trois semaines, soit un schéma cisplatine/carboplatine + pémétrexed pendant 4 ou 6 cycles, suivis de pémétrexed pour le CBNPC de type non épidermoïde ou un schéma cisplatine/carboplatine + gemcitabine pendant 4 ou 6 cycles, suivis des soins de soutien optimaux pour le CBNPC de type épidermoïde. L'atézo ou la chimio était poursuivi(e) jusqu'à progression de la maladie. Les patients des deux bras de l'étude ont ensuite été suivis en vue d'évaluer la survie globale.

Les chercheurs ont stratifié les participants de l'étude selon l'expression de PD-L1 sur les cellules tumorales (CT) ou sur les cellules immunitaires infiltrant les tumeurs (CI). Les populations CT1/2/3 ou CI1/2/3 avaient une expression de PD-L1 supérieure ou égale à 1 % sur les CT ou les CI (n=554). Les CT2/3 ou CI2/3 avaient une expression supérieure ou égale à 5 % (n=328) et 205 sujets avaient une CT3 (expression supérieure ou égale à 50 %) ou une CI3 (expression supérieure ou égale à 10 %) de PD-L1.

Tous les sujets avaient une maladie mesurable et un score de performance ECOG de 0 ou 1. Les 554 sujets avaient un cancer de type sauvage (TS), c.-à-d. ALK-négatif et/ou EGFR-négatif.

Parmi les sujets TS CT3 ou CI3, les patients recevant l'atézo avaient une médiane de SG supérieure de 41 % à celle des patients recevant la chimiothérapie (20,2 mois vs 13,1 mois ; HR=0,59 [IC à 95 % : 0,40-0,89 ; p=0,0106]). Le seuil de test pour la SG n'a pas été atteint pour les populations TS CT2/3 ou CI2/3 et, dès lors, les populations TS CT1/2/3 ou CI1/2/3 n'ont pas été formellement testées.

Les résultats se sont avérés similaires, si ce n'est qu'ils sont légèrement moins robustes pour la survie sans progression des groupes TS CT3 ou CI3 : 8,1 mois vs 5,0 mois pour l'atézo ou la chimiothérapie, respectivement (HR=0,63 ; IC à 95 % = 0,45-0,88 ; p=0,007).

Après progression de la maladie sous ces traitements, un plus grand nombre de patients du groupe chimio (49,5 %) ont poursuivi un ou plusieurs traitements ultérieurs, par rapport aux 29,6 % de sujets du groupe atézo. Dans le bras atézo, très peu de sujets (2,5 %) ont reçu une autre immunothérapie par rapport aux 28,9 % précédemment sous chimiothérapie.

Pour les groupes TS CT3 ou CI3, l'atézo a résulté en un taux de réponse objective de 38,3 %, contre 28,6 % pour la chimio. La grande majorité de ces réponses étaient des réponses partielles. La médiane de la durée de la réponse (DLR) n'avait pas encore été atteinte pour l'atézo (extrêmes : 1,8+ - 29,3+ mois). Pour le groupe chimio, la DLR était de 6,7 mois (extrêmes : 2,6 - 23,9+ mois). Les taux de réponse objective pour les populations TS CT2/3, CI2/3, CT1/2/3 et CI1/2/3 tournaient tous autour de 30 %.

La sécurité du traitement par l'atézo était conforme aux observations antérieures, sans signal de sécurité nouveau ou inattendu. Des effets indésirables de grade 3/4 liés au traitement se sont produits chez 31,8 % des sujets du bras atézo et 44,1 % des sujets du bras chimio. Les EI graves liés au traitement ont connu une incidence de 8,4 % et 15,6 %, respectivement.

Selon les conclusions des chercheurs, l'atézolizumab est un traitement de première intention prometteur pour les patients atteints d'un CBNPC avec forte expression de PD-L1.

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