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Après 50 ans, le cancer du sein s'éloigne en même temps que les kilos

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À la cinquantaine, une perte de poids durable est associée à un risque réduit de cancer du sein, selon une nouvelle étude. La réduction du risque augmente avec la quantité de poids perdue et est spécifique aux femmes n'utilisant pas d'hormones post-ménopausiques.

Luc Ruidant - 18 février 2020

L'indice de masse corporelle (IMC) fait partie des facteurs de risque du cancer du sein survenant après la ménopause. Mais il n'y a pas de preuves suffisantes pour établir que ce risque est réversible en perdant du poids.

Pour en savoir davantage, des scientifiques américains ont examiné les associations entre le changement de poids et le risque de cancer du sein à partir des données médicales de près de 180 895 femmes, âgées de 50 ans et plus. Ces données sont issues de dix études prospectives.

Trois relevés sur la balance ont été effectués sur environ 10 ans : un premier au début de l'étude, un deuxième après une médiane de 5,2 ans après la première mesure et un troisième après une médiane de 4 ans après la deuxième mesure.

Une perte de poids d'au moins 2 kg dans la première période de cinq ans, sans reprise durant la seconde période, est considérée comme durable. Parmi les participantes, 6930 ont été diagnostiquées avec un cancer du sein invasif au cours du suivi.

L'analyse montre que les femmes avec perte de poids soutenue présentent un risque de cancer du sein plus faible que celles dont le poids est resté stable. Et cette diminution du risque est proportionnelle au nombre de kilos perdus et spécifique aux femmes ne prenant pas de traitement hormonal post-ménopausique.

Dans le détail, les femmes qui ont perdu entre 2 kg et 4,5 kg bénéficient d'une réduction de 18% du risque de cancer du sein après la ménopause, comparativement à celles pour qui l'aiguille n'a pas bougé sur la balance. Cette diminution passe à 25% pour une perte de 4,5 kg à 9 kg, à 32% pour les pertes supérieures à 9 kg. De plus, les femmes qui ont perdu au moins 9 kg et repris une partie, mais pas la totalité, de leur poids conservent un risque de cancer du sein plus faible que celles qui ont gardé un poids stable.

Ces résultats suggèrent que même une perte de poids modeste, à condition d'être soutenue, est associée à une réduction du risque de cancer du sein plus faible.

(référence : Journal of the National Cancer Institute, 13 décembre 2019, doi : 10.1093/jnci/djz226)

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