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Autorisation européenne pour Braftovi (encorafénib) en association avec le cétuximab

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Au début de ce mois, l'entreprise pharmaceutique Pierre Fabre a reçu l'autorisation de mise sur le marché dans l'Union européenne de Braftovi® (encorafénib) en association avec le cétuximab dans le traitement des patients adultes atteints d'un cancer colorectal métastatique (CCRm) avec mutation BRAFV600E, qui ont reçu un traitement systémique précédemment.

Johan Longueville - 18 juin 2020

Selon les estimations, les mutations BRAF sont présentes chez 8 à 12 % des patients atteints d'un CCRm et la mutation V600E est la plus fréquente. Les patients atteints d'un CCRm qui présentent des tumeurs avec mutation BRAFV600E ont généralement un pronostic défavorable, ce qui indique un besoin important d'un traitement médical efficace.

L'encorafénib est une petite molécule, administrée par voie orale, qui inhibe les protéines kinases BRAF et qui cible une enzyme importante dans la voie de transduction du signal MAPK (RAS-RAF-MEK-ERK).

Cette autorisation européenne s'appuie sur les données de l'étude BEACON CRC. Cette étude est un essai mondial randomisé de phase III, en ouvert, qui évalue l'efficacité et la sécurité d'un traitement par encorafénib ± binimetinib en association avec le cétuximab, chez des patients atteints d'un CCRm avec mutation BRAFV600E, chez qui la maladie progresse après un ou deux traitements antérieurs. Dans cette étude, l'encorafénib en association avec le cétuximab a mis en évidence une amélioration significative de la survie globale (SG) parmi les patients atteints d'un CCRm avec mutation BRAFV600E (médiane de 9,3 mois contre 5,9 mois ; HR : 0,61 ; IC 95 % : 0,48-0,77 ; p < 0,0001) et une diminution de 39 % du risque de décès, par rapport au bras témoin, dans lequel les patients ont été traités par cétuximab en association avec une chimiothérapie incluant l'irinotécan. En outre, le taux de réponse était supérieur pour l'association d'encorafénib et cétuximab, par rapport au bras de contrôle (TRO ; 20 % contre 2 % ; p < 0,0001).

Dans cette étude, l'association d'encorafénib et cétuximab a démontré un profil de sécurité bien toléré, sans effets indésirables inattendus. Les effets indésirables les plus fréquents (> 25 %) étaient la fatigue, les nausées, la diarrhée, la dermatite acnéiforme, les douleurs abdominales, l'arthralgie/les douleurs musculosquelettiques, la perte d'appétit, les éruptions cutanées et les vomissements.

Kopetz S, et al. Encorafenib, binimetinib, and cetuximab in BRAF V600E-mutated colorectal cancer. N Engl J Med. 2019;381:1632-43.

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