La sexualité n'est pas suffisamment abordée en cas de cancer

Bien que de nombreux patients cancéreux soient confrontés à des problèmes sexuels pendant et après leur traitement, la communication et la prise en charge de ces problèmes sont insuffisantes, comme l'indique une étude menée auprès de 436 (anciens) patients cancéreux et de leurs partenaires. C'est pourquoi Kom op tegen Kanker demande qu'on aborde davantage le thème de la sexualité en cas de cancer.
Problèmes d'érection, douleurs pendant les rapports sexuels ou diminution du désir et de l'excitation... Ce ne sont que quelques-uns des problèmes sexuels auxquels sont confrontés de nombreux patients cancéreux. Les problèmes sexuels ont souvent un impact négatif majeur sur leur qualité de vie et leur bien-être. Il est donc très important qu'ils puissent en parler avec des professionnels de la santé.
Mais est-ce le cas en pratique ? Kom op tegen Kanker a demandé à 436 (anciens) patients cancéreux et à leurs partenaires comment on aborde aujourd'hui le thème de la sexualité en cas de cancer en Flandre.
Résultats
À peine un participant sur quatre a reçu des informations au sujet des conséquences possibles du traitement sur la sexualité, avant le début du traitement. Moins de la moitié (48 %) ont pu discuter de leurs questions et des problèmes sur le plan sexuel ou intime. Cet entretien faisait généralement suite à la demande des patients ou des partenaires, même si les experts et les recommandations estiment que l'initiative d'un tel entretien devrait revenir aux dispensateurs de soins.
Recommandations
Sur la base des résultats de l'étude, Kom op tegen Kanker demande notamment aux dispensateurs de soins d'aborder de manière proactive l'impact possible du traitement sur la sexualité et l'intimité, avant le début du traitement. De même, ils doivent régulièrement questionner les patients à ce sujet, pendant et après le traitement.
Kom op tegen Kanker plaide également pour que les questions relatives à la sexualité et l'intimité fassent désormais partie intégrante de la formation de base des prestataires de soins.