PremiumOncologie

TRITON3, l'impact de l'inhibition de PARP se précise.

photo

Triton3 est un essai de phase 3 qui évalue l'efficacité et la tolérance de l'inhibiteur de PARP rucaparib en cas de cancer de prostate métastatique résistant à la castration (mCRPC) avec anomalie de la réparation de l'ADN et progressant après traitement par un inhibiteur de la voie des récepteurs aux androgènes de deuxième génération (ARPI-2 = acétate d'abiratérone ou enzalutamide).

Dr Jean-Claude Lemaire - 2 mars 2023

Une randomisation 2:1 (à laquelle ont participé 5 centres belges) a assigné 270 patients au bras rucaparib (600 mg x 2/j ) et 135 au bras contrôle (docétaxel n=75 ou ARPI -2 n=60 au choix de l'investigateur), soit une population en intention de traiter (ITT) de 405 patients. Dans les 2 bras, respectivement 201 patients et 101 patients (75% au total) avaient une altération BRCA (population BCRA+) et les 25% restant une altération ATM.

Le critère principal était la survie sans progression radiographique (rPFS, revue indépendante) sur la population BCRA+ puis, en cas de résultat positif, sur la population ITT.

Victoire indiscutable pour les altérations BCRA

A 62 mois, la rPFS médiane est significativement plus longue dans le bras rucaparib que dans le bras contrôle, tant dans la population BRCA + (11,2 vs 6,4 mois ; HR 0,50 ; p<0,0001) que dans la population ITT (10,2 vs 6,4 mois ; HR 0,61 ; p=0,0003)

L'analyse de sous-groupe préspécifiée portant sur la nature du traitement au choix de l'investigateur montre la supériorité significative du rucaparib dans la population BRCA +, tant vs les ARPI-2 (HR 0,38 ; p<0,0001) que vs le docétaxel (HR 0,53 ; p=0,0009) et il en est de même dans la population ITT, ARPI-2 (HR 0,47 ; p<0,0001), docétaxel HR 0,64 ; p=0,0066.

Pour les patients avec altérations ATM, la rPFS médiane est de 8,1 mois dans le bras rucaparib vs 6,8 mois dans le bras contrôle (HR 0,95 ; p=0,84).

Les données non natures de survie globale sont déjà faveur du rucaparib dans les 2 populations (BCRA+ 24,3 vs 20,8 mois ; ITT 23,6 vs 20,9 mois) malgré le fait qu'à l'apparition d'une progression 75% des patients du bras contrôle ont été placé sous rucaparib. Ici encore le rucaprib fait mieux que les ARPI et que le docétaxel.

Sur le plan tolérance

Asthénie/fatigue est l'événement indésirable lié au traitement le plus fréquent dans les tous sous-groupes rucaparib 61%, docétaxel 68% et ARPI 58%.

Le rucaparib provoque plus de nausées (respectivement 50%, 15%, 24%) et d'anémie (47%, 14%, 22%) avec comme corollaire 29% des patients du bras rucaparib ayant nécessité ≥ 1 transfusion sanguine vs 2% des patients du bras contrôle.

Au total

Des résultats convaincants, mais leur non significativité pour les altérations ATM fait se poser la question de la générabilité des résultats à des altérations ne concernant pas BCRA. A suivre.

D'après la communication d'Alan H. Bryce. ASCO GU 16-18 février (Abstract 18).

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine